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vendredi 25 avril 2025

William Blanc, Justine Breton & Jonathan Fruoco, Robin des Bois de Sherwood à Hollywood, Libertalia, Montreuil, 2024.

 

William Blanc, Justine Breton & Jonathan Fruoco, Robin des Bois de Sherwood à Hollywood, Libertalia, Montreuil, 2024.

Sans égaler en nombre d'apparitions dans différents médias les champions incontestés que sont Sherlock Holmes ou Dracula, Robin Hood est une figure mythique qui a remarquablement traversée les siècles pour être remaniée, ré-imaginée, complètement renversée parfois et énormément récupérée à des fins militantes ou politiques. 

Comment un mythe naît-il au cours de l’époque médiévale, se transforme-t-il lors de l’époque moderne et se diffuse-t-il jusqu’à l’époque contemporaine en infusant la culture populaire comme la culture des élites ? Robin Hood est un excellent sujet d’étude pour élucider ces questions. Jonathan Fruoco, médiéviste, part d’un constat : il n’existe en France que peu d’études sérieuses ou d’ouvrages synthétiques sur les légendes de Robin des Bois. Il s’associe à William Blanc et Justine Breton pour élargir son propos purement médiéviste et aborder la place du personnage dans la culture populaire. A six mains et en neuf chapitres, cette joyeuse bande d’auteurs explore les origines historiques et littéraires du mythe (Jonathan Fruoco), son exportation aux Etats-Unis dans la culture populaire et son acclimatation en France (William Blanc) et les dimensions enfantine et féminine du mythe (Justine Breton). Cette belle étude, complète mais non-exhaustive, s’ouvre sur une magnifique préface de Michel Pastoureau qui relie la naissance de sa vocation de brillant médiéviste à ses souvenirs d’enfance des versions hollywoodiennes de Robin Hood et d’Ivanhoe.

Les balades de Robin des Bois sont des textes anglais écrits entre les 14ème et 15ème siècles. Robin est un personnage fictif qui semble très présent dans la culture populaire anglaise dès le Moyen Âge. Sa première mention écrite le met d’ailleurs immédiatement en compétition avec l’establishement puisqu’il est dit qu’il est plus populaire que le sacro-saint « Notre Père » pour la paysannerie anglaise ! Dès ses premières aventures écrites, les grandes lignes et grands épisodes de sa geste sont réunis. Les aventures de Robin des Bois sont, dès les prémices de l’imprimerie, l’un des premiers best-sellers en Angleterre.


Robin apparaît comme un yeoman, un petit paysan libre propriétaire terrien. Aux 14ème et 15ème siècles, les archers de l’armée royale sont recrutés parmi les yeomen. Ce groupe social démographiquement nombreux devient très revendicatif et se rebelle au cours de cette période. Dans les balades originelles, les aventures de Robin ne sont pas contextualisées historiquement. Il n’est pas dit qu’il vit sous le règne de Jean-Sans-Terre. Des chroniques un peu plus tardives cherchent à le rendre historique et à l’ancrer dans des événements insurrectionnels attestés par des sources judiciaires. Robin, le yeoman en révolte contre le roi et l’Eglise, appelle ses hommes à tabasser et détrousser les membres du clergé. Dans les couches populaires, ces récits circulent et sont adoptés par des yeomen bien réels et quelque peu revendicatifs.

En revanche, au cours du 16ème siècle, ce très populaire héros est élevé au rang de noble dans le théâtre élisabéthain. La noblesse anglaise s’approprie le mythe du personnage en le transformant en comte tombé en déchéance. Cette version de la légende s’inscrit définitivement dans les mémoires et cristallise cette origin story. Avec le fait de se cacher en forêt et celui de dépouiller les riches, cette disgrâce du petit noble fait partie intégrante de l’ADN du mythe alors qu’il s’agit d’une réécriture élisabéthaine. Cette réinvention permet aussi de redéfinir la mission de Robin pour biffer sa mission sociale et en faire un légitimiste qui veut remettre sur le trône le souverain légitime en même temps qu’il retrouve son rang. Cela confère aussi au personnage en révolte contre l’évêque local ou le shérif de Nottingham un caractère national qu’il n’avait pas jusque-là.

L’aspect du héros change lorsque ses origines sont réécrites. Le héros à capuche, Robin Hood, devient un héros des bois au cours du 20ème siècle et à cause d’erreurs des traducteurs français hésitants trop entre hood et wood… Le fameux chapeau mou à plume n’apparaît qu’au 19ème siècle et est popularisé par le cinéma. Le hoodie revient dans les comics de Green Arrow (années 1980 et 1990). La verdure du costume attestée dès Chaucer est moins une affaire de camouflage qu’un indice économique : le vert coûte moins cher !

La figure populaire de Robin Hood ne quitte jamais la culture britannique puisque les membres du Gunpowder plot de 1605 sont désignés comme des Robin Hood par le juge qui instruit l’affaire. De même, un capitaine de navire attaqué par des pirates relate, au 18ème siècle, que ses assaillants se réclament comme des Robin Hood lorsqu’ils arraisonnent son vaisseau. Bien avant le cinéma ou la bande-dessinée, le mythe du prince des voleurs est bien présent dans la mémoire et la culture populaire.

Lorsque Joseph Ritson, folkloriste de la fin du 18ème siècle, collecte diverses versions des balades de Robin Hood, alors même que grogne la Révolution Française, le mythe est déjà associé de longue date à certaines formes de contestations populaires. Les Robin Hood Societies de la petite bourgeoisie progressiste moquée par la presse conservatrice se sont appropriées la figure de Robin. Au 19ème siècle, les Chartists se revendiquent de Robin Hood. Avant d’être récupéré par les mouvements nationalistes, le romantique Keats a le temps de chanter Robin Hood, ce mythe révolu pré-industriel mais ô combien nécessaire dans ce fiévreux 19ème siècle…

La traversée de l’Atlantique à destination des Etats-Unis se traduit par d’autres transformations à la fin du 19ème siècle. Robin Hood devient le mètre-étalon pour jauger les figures de hors-la-loi telles que Jesse James. Ce faisant, le mythe se ramollit pour s’adapter aux comparaisons de tous les bords, parfois poussives, et trahissant souvent le mythe originel du yeoman en révolte. La récupération et le remodelage du mythe est quasi constant depuis la fin des années 1860 et aujourd’hui. Bernie Sanders et Ted Cruz débattent dans les années 2010 sur les réformes fiscales à mettre en œuvre aux Etats-Unis. Sanders, progressiste et socialist, évoque l’image d’un Robin Hood pour se voir répondre par le très conservateur et républicain Cruz que les vrais Robin Hood sont dans le camp conservateur des « anti-systèmes » libertariens ! 



Le renversement du mythe est aussi remarquable que représentatif des temps ! Face aux masses oisives profitant des aides sociales, les « Robin des Bois à l’envers » s’en viennent joyeusement tabasser et voler les pauvres pour donner aux riches ! Le livre montre assez bien comment les changements de la société et les transitions Outre-Manche ou Outre-Atlantique permettent cette incroyable récupération du personnage… Après la crise des subprimes, les auteurs notent une hausse de l’utilisation des caricatures de Robin Hood dans le monde anglo-saxon. Lorsque le modèle du welfare state est ébranlé, Robin sort du bois !


Et la culture populaire alors ? Elle alimente ces circonvolutions de la figure mythique récupérée en politique. William Blanc explore de manière synthétique ces aspects. Peu d’aspects sont laissés de côté par les auteurs de l’ouvrage : le militantisme de la figure, les adaptations à la littérature enfantine, les rapports de Robin et Marianne… La dernière partie de l’ouvrage n’est pas inintéressante en ce qu’elle analyse par le menu les thématiques très récurrentes du déguisement et du travestissement dans les divers récits de Robin des Bois. 

L’ouvrage est touffu et fort intéressant. Peu de mythes littéraires ont connu un succès et une récupération comparables à ceux de Robin Hood qui n’a sans doute pas tiré ses dernières flèches au moment où ces lignes sont écrites !

dimanche 25 juin 2023

Joseph Zito (réalisation) et Aron Norris & James Brunner (scénario), Invasion USA, ESC éditions, Paris, 2023.

 

Joseph Zito (réalisation) et Aron Norris & James Brunner (scénario), Invasion USA, ESC éditions, Paris, 2023.

Sam Firstenberg (réalisation) et James Booth (scénario), American Warrior II, The Ecstasy of Films, Saint-Eusoye, 2017.

Rambo II est un monument du cinéma reaganien. 1985 : John Rambo, symbole d’une Amérique régénérée, stéroïdée, superheroïque, invincible et surarmée, s’en va libérer à lui tout les derniers prisonniers américains détenus sur le sol vietnamien. Il en profite pour effacer le souvenir de la défaite et passer à la mitrailleuse toutes ces pourritures communistes qui défient l’hyper-puissance étatsunienne.

Dans l’ombre et le sillage de cette superproduction hollywoodienne, fleurissent dans les années 1985 à 1988 nombre de films d’action mettant en scène les infatiguables et invincibles champions américains en lutte contre le communisme mais aussi les terroristes de tous les bords. Invasion USA est du nombre de ces oeuvrettes et en plus d’être un pur produit des années Reagan, c’est un vestige des productions Cannon et des fous rêves poursuivis par deux cousins israeliens visant la domination du cinéma mondial...

“If you come back in, I'll hit you with so many rights you'll be begging for a left.”

Menahem Golan et Yoram Globus rachètent la compagnie de production Cannon pour un demi-million de dollars en 1979. Ils entendent transformer cette petite maison de production spécialisée dans les films d’horreur ou les films érotiques en une super-maison de production cinématographique. Golan est un vrai dingue de cinéma et Globus un magnat des affaires. Les « Gogo boys » pensent avoir trouver une formule à la « pierre philosophale » pour remplir les caisses de leur maison Cannon : racheter de vieilles franchises en perte de vitesse (les adaptations cinéma de Superman par exemple), embaucher des vieilles stars sur le retour (Charles Bronson…) ou des réalisateurs qui se cherchent un second souffle (Tobe Hooper…) et les inscrire dans des projets cinématographiques vendus à l’international à grands renforts de publicité et de posters aux punchlines marquantes et aux visuels tapageurs !

Mais la formule Cannon si elle utilise du « plomb » ne parvient pas vraiment à tout transformer en or ! L'aventure de Golan et Globus se finit très mal, sur fond de brouille entre cousins et de scandale du Crédit Lyonnais...
Dans les productions Cannon, le spectaculaire explosif un peu cheap quand même va de paire avec une certaine outrance voire un mauvais goût affiché et revendiqué ! Et certains films de la firme dont Invasion USA sont d’extraordinaires documents permettant d’aborder une certaine lecture des années Reagan, de la lutte contre les Rouges voire des menaces émergentes telles que le terrorisme international. D’une manière troublante, ce film d’action bourrin, pensé comme vaisseau pouvant mettre sur orbite la star maison Chuck Norris, peut paraître prémonitoire ou en avance sur son temps dans sa lecture des menaces pesant sur la scène internationale.

“You're beginning to irritate me.”

Une armée de guérilleros extrémistes communistes dirigée par Mikhail Rostov, d’origine soviétique, un vieil ennemi de l'ex-agent de la CIA Matt Hunter, débarque en Floride afin de provoquer le chaos aux États-Unis. Le pays est bientôt secoué par une vague de terrorisme. Hunter se voit confier la mission de localiser et d'éliminer Rostov afin de stopper ces attaques.


Le scénario réduit à l’os par le remontage à la hache imposé par les « Gogo boys » transforme l’actionner de Zito en un comic-book live iconisant à mort le personnage de Matt Hunter et ses ennemis tout autant que lui. Chuck Norris est taiseux, imperturbable, filmé en contre-plongée, surgissant de l’ombre pour massacrer ses ennemis, invincible, infatiguable… C’est un vrai super-héros américain qui vit dans le bayou avec son tatou domestique (sic)…Face à lui, Richard Lynch incarne sans retenue aucune l’infâme Rostov, véritable pourriture communiste qui ravage au lance-roquettes les banlieues états-uniennes et les malls quand il ne glisse pas son arme à feu dans les pantalons de ses victimes (sic)…


Le film surjoue du début à la fin la carte de l’excès et de la surenchère. Norris est aussi inébranlable que Rostov est cruel et dément. Les terroristes de tout poil (communistes sud-américains ou asiatiques, membres de la Rote Armee Fraktion, palestiniens ou arabes à keffieh…) rejouent le D-Day sur les plages de Floride en piétinant bruyamment un malheureux couple de teenagers. Sont détruits un luna-park, une banlieue typique, un mall et tous leurs occupants ou clients. Le film s’achève sur un duel aux lance-roquettes entre Chuck Norris et l’immonde Rostov… 



Joseph Zito avait signé avant ce métrage un épisode assez épicé de la saga des slashers Vendredi 13. Il retrouve ici la mécanique scénaristique massacreuse mais substitue le Chuck Norris triomphant au boogeyman masqué et armé de sa machette. Le spectateur contemporain peut néanmoins s’émouvoir du nombre de victimes et de la violence débridée des super-méchants comme de Chuck le superhéros !

 

Mais où est donc l’intérêt historique des prouesses martiales du grand Chuck ?

L’affiche originale est en elle-même très révélatrice. Au centre de celle-ci, Chuck Norris, le poitrail à l’air, armé de deux uzis (pistolet mitrailleur de facture israélienne) prend la pose. A sa droite et à sa gauche, les cibles visées par les terroristes : le Capitole et les tours du World Trade Center. De part et d’autre de l’inamovible super-Chuck : les militaires de la Garde Nationale veille au grain.


En 1985 dans cette production Cannon, se dessine de manière prophétique (?) le spectre d’une attaque terroriste de grande ampleur qui vise les symboles états-uniens et son mode de vie jugé dégénéré par les gros méchants de l’histoire. A travers le discours sur la mollesse des Américains ainsi que le filmage de la décadence de la Floride (sexe, drogue, prostitution…), s’affirme aussi un certain discours extrémiste et virulent ultra-conservateur.

Menahem Golan dirige lui-même Chuck Norris l’année suivante dans Delta Force. Il s’inspire alors du détournement du vol TWA 847 par l’organisation des Opprimés de la Terre mais imagine et met en images une résolution autrement plus musclée et pétaradante ! Le cinéma d’action des années 1980 peut être lu et ausculté à travers le prisme de la géopolitique. Il regorge de stéréotypes et raccourcis fascinants à analyser.

L'iconique Chuck Norris érigé par la Cannon en star du genre est en lui-même assez emblématique de l’ère Reagan et d’un certain type de productions cinématographiques à forte coloration politique. Le glissement de la menace rouge vers une menace terroriste internationale relève autant de la clairvoyance que de la paranoïa d’une certaine frange de la sphère politique américaine !


L’utilisation et le détournement de certaines images ou séquences de blockbusters du cinéma américain (G.I. Joe par exemple) dans la propagande de groupes terroristes des années 2000 ne doivent pas faire oublier l’importance de la pop-culture comme arme ou vecteur idéologique au temps de la Guerre Froide et au-delà de celle-ci. Top Gun, Delta Force et tous leurs dérivés ont grandement contribué à faire la promotion de la superpuissance américaine dans la seconde moitié de la décennie 80. Le film documentaire britannique Chuck Norris vs Communism met en lumière l’incidence des cassettes vidéos pirates des films de Chuck Norris sur les spectateurs roumains au temps de la Guerre Froide. Une certaine forme de magie du cinéma qui s'exprime avant tout à grands coups de tatane !

Hé ouais Chuck a sans doute joué un plus grand rôle dans la lutte contre le communisme que nombre d’intellectuels et de philosophes…

“Your fight is my fight. You just remember that.” 

Après le beau succès d’Invasion USA au box-office international, les « Gogo boys » proposent au grand Chuck de remettre le couvert. Ils lui proposent le scenario d’Avenging Force. Dans cette suite des aventures de Matt Hunter, le super-Ricain affronte une milice d’Extrême-Droite qui organise des chasses dignes du Comte Zaroff et des attentats sur le sol des Etats-Unis. Bizarrement (?), le grand Norris aux idées très conservatrices affichées n’est pas emballé…


Pas de problème, la Cannon fait les fonds de tiroirs et propulse Michael Duddikoff remplaçant de Chuck Norris. Sam Firstenberg, autre réalisateur maison spécialiste du film de ninjas, emballe cette séquelle retitrée chez nous American warrior II pour surfer sur le succès d’American ninja du même Firstenberg avec le même Duddikoff… Cette séquelle partage avec le film de Zito ses audaces, ses méchants très méchants qui massacrent hommes, femmes et enfants en ricanant, sa cruauté...

Je vous l’accorde : on s’y perd entre tous ces retitrages et recasting ! Où est Chuck bon sang ?!? Et quel est l’intérêt d’une pareille séquelle ?

Hé bien une fois encore, le scénario est étrangement visionnaire dans sa dépiction des idées d’une certaine frange de l’extrême-droite étatsunienne. Le discours virulent du gros méchant Elliott Glastenbury, interprété sans retenue mais avec truculence par John P. Ryan, n’est pas sans faire songer à certains discours de Donald Trump du temps de sa présidence…


“My dear friends, fellow countrymen, Americans, we're living in dangerous times.

They call us paranoid because we love our country, because we want to survive the economic collapse of our land. You know what's coming, don't you? Civil disorder everywhere. Dope-crazed savages.

- Gangs of n*gger rapists! (…)

Snivelling politicians trying to enforce gun control. Commie guerrillas in Central America pointing their guns north, just waiting to cross the Rio Grande, just waiting to terrorise your mama and your children and your neighbourhood and your churches.

First they'll take Mexico. Then what? Then what? More than 20 million Mexicans live in California, Texas and Arizona alone. What happens when they all decide that they too want to join the People's Republic of Mexico? Then what? Then what? Then New Orleans. Yes, New Orleans.

- Chicago. Boston. New York.

- No one will stand for that!

No, no, gentlemen, it is our constitutional right to bear arms. It is our sacred duty to do so as  efficiently as we know how.”

Difficile de ne pas rapprocher ces mots de ceux prononcés par Donald Trump en 2019 lors de l’assez infâme « border wall speech » dans lequel il dépeint les Latinos comme des violeurs et des criminels et les Démocrates comme leurs complices…

“Every day, customs and border patrol agents encounter thousands of illegal immigrants trying to enter our country. We are out of space to hold them, and we have no way to promptly return them back home to their country. (…)

Our southern border is a pipeline for vast quantities of illegal drugs, including meth, heroin, cocaine, and fentanyl. Every week, 300 of our citizens are killed by heroin alone, 90% of which floods across from our southern border. More Americans will die from drugs this year than were killed in the entire Vietnam war. (…)

(…) Democrats in Congress have refused to acknowledge the crisis. And they have refused to provide our brave border agents with the tools they desperately need to protect our families and our nation. (…)

Some have suggested a barrier is immoral. Then why do wealthy politicians build walls, fences, and gates around their homes? They don’t build walls because they hate the people on the outside, but because they love the people on the inside. The only thing that is immoral is the politicians to do nothing and continue to allow more innocent people to be so horribly victimized. (…)

In Maryland, MS-13 gang members who arrived in the United States as unaccompanied minors were arrested and charged last year after viciously stabbing and beating a 16-year-old girl.

Over the last several years, I’ve met with dozens of families whose loved ones were stolen by illegal immigration. I’ve held the hands of the weeping mothers and embraced the grief-stricken fathers. So sad. So terrible. I will never forget the pain in their eyes, the tremble in their voices, and the sadness gripping their souls.

How much more American blood must we shed before Congress does its job?”

Les spin doctors et autres conseillers des présidents s’abreuvent-ils de pop culture et de cinéma d’exploitation ? Les discours de certains extrémistes plongent-ils leurs racines dans une certaine culture populaire ? En tous les cas, la culture populaire se doit d’être scrutée et analysée de près ! L'exemple des productions Cannon pourrait faire penser que la culture populaire est autant témoin et commentateur qu'acteur de l'Histoire... Tous ces films, aussi mauvais ou insipides soient-ils, disent quelque chose sur le contexte géopolitique, politique ou social des années 1980.

Peut-être bien que le film Invasion USA reste dans les mémoires de certains cinéphages français pour les traductions... mémorables et pitoresques de certaines répliques :

« Si tu te pointes encore, tu peux être sûr que tu repars avec la b*te dans un tupperware !»

« Toi tu commences à me baver sur les rouleaux !»

Mais il faut toujours savoir aller au-delà des apparences pitoresques et grotesques du cinéma d'exploitation pour en saisir ce qui fait sa valeur !
Les plus curieux et téméraires iront regarder avec délectation les documentaires Electric Boogaloo: The Wild, Untold Story of Cannon Films et la réponse The Go-Go Boys: The Inside Story of Cannon Films afin d'en apprendre davantage sur Golan, Globus et cette époque qui fleurait bon le bis, la VHS et le nanar...