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mercredi 12 mai 2021

Pat Mills (scénario) et Kevin O’Neill (dessin), Marshal Law, éditions Urban Comics, Paris, 2019.


Pat Mills (scénario) et Kevin O’Neill (dessin), Marshal Law, éditions Urban Comics, Paris, 2019.

« Man is a being born to believe. And if no church comes forward with its title-deeds of truth to guide him, he will find altars and idols in his own heart and his own imagination. »
Benjamin Disraeli

De 1986 à 1987, paraît aux Etats-Unis la mythique série Watchmen écrite par Alan Moore et dessinée par Dave Gibbons. Réflexion, dissection et déclaration d’amour au genre super-héroïque, ce monument des comics entre assez rapidement dans l’Histoire. Formidable mise en abyme du médium comic-book, c’est un chef-d’œuvre qui marque un véritable tournant et une prise de conscience de la part des scénaristes et dessinateurs. Le genre, né à la toute fin des années 1930, est arrivé à maturité. Le scénariste et son dessinateur auscultent avec amour et précision près de cinquante ans d’aventures éditoriales.

Pour prendre succinctement la mesure de la virtuosité de l’exercice opéré par les deux créateurs britanniques, on peut se reporter aux observations qui suivent. L’intrigue de Watchmen s’articule autour de l’enquête menée par le détective masqué Rorschach. Ce personnage est une sorte de démarquage parodique du personnage créé par Steve Ditko dans les années 1960, The Question. Rorschach est une critique de l’idéologie extrêmement radicale véhiculée par le vieux personnage de Ditko, personnage qui n’hésite pas à froidement laisser mourir les criminels qu’il combat et se pose en vigilante intransigeant et inébranlable. Ditko a soigneusement forgé son personnage en s’inspirant de ses propres idéaux et aspirations. Dans Watchmen, le lecteur découvre que Rorschach est présent dès les premières cases du premier épisode, sous les traits d’un badaud anonyme dans la foule anonyme qui se presse sur la scène de crime. Steve Ditko était connu pour ses opinions très tranchées et son mauvais caractère. Il s’est brouillé avec Stan Lee lorsque tous les deux travaillaient sur Spider-Man. Le motif de cette brouille ? Ditko souhaitait, lors de l’épisode au cours duquel le héros arachnéen démasque son ennemi du moment, le Green Goblin, révéler que ce grand ennemi était un inconnu, un quidam, un badaud et non un personnage appartenant au cercle des fréquentations de Peter Parker. Stan Lee envisageait les choses de manière plus convenue et classique. La brouille poussa Ditko à claquer la porte de Marvel pour un temps… Au-delà du clin d’œil, Moore et Gibbons parviennent à mêler et marier dans les fils de leur intrigue hommages, références à l’histoire des comics et aux scénaristes et dessinateurs, procédés narratifs propres aux comics, etc.

En 1987, Pat Mills et Kevin O’Neill accouchent de leur propre réflexion, dissection et... aveu de désamour du genre super-héroïque.  Là où Moore et Gibbons ont privilégié la finesse et la virtuosité, Mills et O’Neill préfèrent jouer la carte de la black comedy britannique amère et acerbe, un rien grossière.  Comme il l’écrit dans la postface de ce très bel album de 496 pages, Pat Mills n’a ni amour ni haine particulière pour les super-héros. S’il salue le travail de Moore et Gibbons comme une « vision humaniste des super-héros face à la crise de la quarantaine », lui-même, n’a pas une très haute opinion de ces « encapés ». Il ne croit résolument pas en ces super-justiciers !

Scénariste freelance de talent, Pat Mills a participé au renouveau des comics britanniques dans les années 1970. Il est l’un des principaux artisans de la rédaction de la sulfureuse revue Action, interdite de publication en 1976. Connu pour ses coups de gueule, son nom demeure lié à la mythique revue 2000 AD, dans laquelle il crée et anime Slaine, Judge Dredd, Nemesis the Warlock, etc.

C’est d’ailleurs son acolyte-dessinateur des aventures de Nemesis (dont une chronique s’impose sur cette page !) qui lui prête ici main forte. Son style anguleux, sombre et parodique vient idéalement illustrer et compléter les scénarios au vitriol de Pat Mills. Le présent album compile les six numéros de la série initiale parue chez Epic Comic, le one-shot centré sur une escapade à Manhattan et les quelques numéros publiés chez divers éditeurs américains au début des années 1990.

Pat Mills a de très bonnes raisons de détester les super-héros américains. D’abord, les gros éditeurs new-yorkais que sont DC Comics et Marvel Comics ont débauché nombre de scénaristes et dessinateurs qui faisaient les beaux jours des revues britanniques : Alan Moore, Dave Gibbons, Brian Bolland, Steve Dillon, Glenn Fabry, Neil Gaiman, Garth Ennis… Tous ces talents ont franchi l’Atlantique pour aller écrire ou dessiner des aventures d’encapés, abandonnant les comics britanniques ! Quelque part, ces super-héros américains sont coupables de la stagnation (voire de la déperdition) du paysage comic-bookien britannique !

Le personnage de Judge Dredd était déjà une vision parodique et critique du vigilantisme super-héroïque. Marshal Law va encore un peu plus loin dans la satire et la méfiance évidente des Européens envers ces figures de justiciers colorés.

Pat Mills déteste les idées conservatrices à la limite du fascisme que véhiculent certains super-héros. Mais plus que les « super-réacs carnavalesques », il abhorre l’utilisation abominable que les médias font des figures « héroïques ». Il vomit et crache sur les icônes factices et les « héros du quotidien » mis en avant dans les médias ou fabriqués de toutes pièces par les politiques. Les « héros » vendus et promus par les massmedia et la communication politique n’en sont jamais pour lui ! Bien au contraire, ils sont des leurres utilisés pour faire accepter et avaler des discours va-t-en-guerre notamment.

Avec le trait vif et agressif de Kevin O’Neill, Mills s’en va donc tailler un costard aux super-idiots colorés et insupportables dans Marshal Law. Le héros, qui donne son nom à la série, est un chasseur de super-héros et un tueur d’encapés. Il évolue dans les ruines de la cité de San Francisco d’un monde dystopique. Le monde de San Futuro est pourri, corrompu et abreuvé des exploits de super-êtres qui n’ont rien de super.

Marshal Law est un working class hero, un type besogneux et modeste. Il est lui-même un ancien super-soldat génétiquement modifié par le gouvernement des Etats-Unis. Vétéran dégoûté et désillusionné, il s’emploie à démasquer et punir tous ces héros qui n’en sont pas. Le propos de cette bande-dessinée est sans appel : toutes celles et tous ceux qui se présentent comme des héroïnes ou des héros n’en sont pas. La série est sans appel et les créateurs et son anti-héros également : ces prétendus héros, il faut les dézinguer et le moins proprement possible s'il-vous-plaît !

Marshal Law est un anti-héros. Au sens premier, en ce qu’il traque, démasque et élimine les héros. Et au sens plus convenu, dans le sens où, il n’est pas trop possible de s’identifier à ce tortionnaire masqué affublé d’une panoplie qui évoque autant un uniforme nazi que des atours sado-masochistes… Hé oui le récit est graphiquement trash et pour le moins offensif.

Marshal Law est une œuvre cathartique, âpre et violente, dans laquelle Pat Mills et Kevin O’Neill règlent leurs comptes à tous les « veaux d’or », fausses idoles et héros de pacotilles qu’ils habillent des atours super-héroïques pour mieux les molester et les torturer. Comic-book de tous les excès, riche en éviscérations, démembrements et autres mutilations, voici assurément un ouvrage à ne pas glisser entre toutes les mains… C’est une œuvre trash et le pendant punk et irrévérencieux aux Watchmen ! Là où Moore autopsie minutieusement un médium, Mills et O'Neill le charcutent joyeusement dans une évidente tentative de démontage bourrin et une liesse communicative !

Pourtant, au-delà du très littéral passage à la moulinette de tous les grands héros des éditions Marvel et DC, Mills et O’Neill livrent également leur lecture du monde, des relations internationales, de l’évolution des médias au tournant des années 1980.

Le passé de super-soldat du héros est l’occasion de critiquer l’interventionnisme des Etats-Unis ou du Royaume-Uni (le souvenir des îles Falkland n’est pas loin) et d’en interroger les motivations et le coût humain. Les manipulations diverses et avariées sont autant d’occasion de se pencher sur le rôle obscur de la CIA dans nombre de crises du temps de la Guerre Froide. Les deux créateurs épinglent le capitalisme sans limite aucune des années Reagan et Thatcher et dénoncent le commerce et les magouilles avec ennemis d’hier ou de demain. Et dans le contexte de privatisation des médias et de consolidation des liens entre Etats et médias conservateurs, ils en profitent pour suggérer aux lecteurs de s’interroger un peu sur le traitement de l’information ou les liens qu’entretiennent certains médias avec la politique. Quant à l’Amérique Blanche Puritaine et Chrétienne, ma foi… Elle n’est guère épargnée ! Mills assume son anti-américanisme primaire et scrute nerveusement la face cachée de l'American dream.

Il ne faut pas se laisser tromper par le trait grotesque du dessinateur, les excès des mots et des images ou la violence graphique, la volonté évidente de choquer et de provoquer de la part de la paire de créateurs. Derrière ces pages poisseuses, puantes, sanglantes et dégoulinantes, il y a le regard d’un duo d’artistes sur au moins deux décennies d’une guerre idéologique qui n’est pas que le fait ou le terrain des politologues ou des intellectuels. Dans Marshal Law, Mills et O’Neill ont une lecture critique très acide des médias pop-culturels au service des idéologies en Guerre Froide et en tension… Car les « squelettes dans les placards » de la Guerre Froide constituent bien l’un des principaux ressorts des six numéros de la série initiale. Le lecteur assidu et attentif se souvient de ce que le contexte d'un monde bipolaire au bord de l'explosion constitue l'une des trames de la nébuleuse intrigue des Watchmen. Ceci achève de faire des deux comics des œuvres complémentaires.

Oui mais... Le public de 2021 me dira que Watchmen, c'est bien mais il y a plus fun ! Ce même public me dira que dans la catégorie parodie irrévérencieuse de récit super-héroïque, il y a la série Amazon tirée des comics de Garth Ennis et de Darick Robertson, The Boys. C'est cool, sanglant et bien décomplexé ! Non ? D'accord pour le côté trash et satirique mais The Boys n'a pas la profondeur subversive des comics de Mills et O'Neill et demeure une gentille pantalonnade. Dans tous ses scénarios, Mills s'ingénie à glisser son spin subversif pour s'adresser au lecteur très directement, très simplement et très humblement d'homme à homme.

Pour Alan Moore, un comic-book digne de ce nom se doit de reposer sur une idée et si possible d'ambitionner de changer le monde et de le sauver. Pour Pat Mills, la donne est un peu différente. Un comic-book se doit d'avoir une couleur, une saveur, de ne pas laisser indifférent et si possible d'ambitionner de faire péter le monde et l'ordre établi ! Hé ouais : Pat Mills est un punk et il est fier de l'être !

Pour laisser le mot de la fin à Pat Mills et à sa créature et en finir avec l’aspect très grossier de la bande-dessinée chroniquée : « I don't like being a bastard, but they leave me no choice ! »

mardi 11 mai 2021

Steve Ditko (scénario et dessins), Les Gardiens de Terre-4, Urban Comics, Paris, 2017

Steve Ditko (scénario et dessins), Les Gardiens de Terre-4, Urban Comics, Paris, 2017.

Les quelques lecteurs assidus des chroniques du Blogger Fou auront compris et noté son intérêt très particulier et singulier pour les comics en général.

Ces mêmes lecteurs assidus auront également saisi son fort intérêt pour l’impact de la British Invasion des nombreux créateurs issus de la revue 2000 AD sur les comics américains des années 1980 et 1990.

La présente chronique entend attirer l’attention sur un véritable « chaînon manquant » dans l’histoire des comics : les aventures des « héros d’action » (sic) de l’éditeur Charlton Comics follement mises en mots et images par Steve Ditko.

Cet imposant recueil de 392 pages de bandes-dessinées en couleurs et en noir et blanc (pour les épisodes inédits non-finalisés) fait figure de « chaînon manquant » par bien des aspects.

Tout d’abord, à côté et « entre » les géants de l’édition des comics américains que sont Marvel et DC, il y a eu Charlton. Editeur plus modeste et héros plus modestes qui ne sont pas des « super-héros » mais des « héros d’action ».

Charlton a fait long feu mais ce petit éditeur a frappé fort en 1967-1968.

Charlton recrute le dessinateur Steve Ditko à la fin des années 1960. Ditko a travaillé pour la Marvel et a dessiné nombre de super-héros (Iron-Man, Hulk, etc.) mais il a surtout co-créé Spider-Man et Doctor Strange.

« Libéré » de son engagement chez Marvel, le dessinateur prend les commandes des aventures des « héros d’action » que sont Captain Atom et Blue Beetle chez Charlton. Le premier est un super-héros atomique que Ditko rhabille de pied en cape et qu’il présente comme un héros faillible et parfois même faible et aucunement super. Le second est la réinvention d’un personnage préexistant que Ditko réinvente complètement pour en faire une espèce de « super-génie » adepte des gadgets les plus improbables (cf. son véhicule volant et amphibie en forme de scarabée bleu !?!).

D’un strict point de vue graphique, la ligne claire et dynamique de Ditko s’inscrit pleinement dans la veine des comics du Silver Age : les « héros d’action » sont là pour l’action et les pages de Captain Atom et de Blue Beetle en sont bourrées !

Le dessin est inventif et plaisant.

Les scénarii quant à eux sont pleins de cette folle imagination des années 1960 et la science-fiction imprègne beaucoup ces récits hauts en couleurs et follement trépidants.

Certes, les procédés narratifs, comme par exemple les bulles de pensées qui viennent souligner et expliciter l’action de manière outrancière, ont pris un coup de vieux mais… This is History !

La réelle « attraction » du présent recueil est le personnage mis en couverture de l’album : The Question.

Cette création de Ditko est pour le moins fascinante et remarquable.

Jugez-en plutôt : Vic Sage est un journaliste de télévision qui n’a pas sa langue dans sa poche et combat le crime sous le masque anonyme du « héros d’action » appelé The Question.

The Question est vraiment un héros différent dans le contexte des années 1960. Grâce à un gaz aux propriétés curieuses, Vic Sage se transforme en un « héros » dissimulé sous un costume trois pièces de couleur bleue et un masque sans trait aucun ni yeux.

The Question est un personnage violent qui n’utilise pas les armes à feu mais n’hésite pas à laisser périr les criminels de manière atroce.

The Question est un personnage animé par un profond sens de la justice dont l’intégrité est sans faille.

The Question est un héros d’un genre nouveau quelque part entre le Shadow des pulps et le Punisher des années 1970 mais… avec un « je ne sais quoi » de Ditko qui le rend unique.

Steve Ditko créé son personnage sous l’influence de l’objectivisme d’Ayn Rand et entend en faire un « héros d’action » porteur d’un message à portée philosophique.

« Ma philosophie, par essence, est le concept de l'homme en tant qu'être héroïque, avec son propre bonheur comme objectif moral de sa vie, avec l'accomplissement productif comme sa plus noble activité, et la raison son seul absolu. »

C’est en ces mots qu’ Ayn Rand définissait sa philosophie. Force est de constater que Ditko s’est laissé prendre au jeu de l’objectivisme.

L’alter ego de The Question, le journaliste Vic Sage, est un professionnel de l’information qui jamais ne se compromet. Dans sa première et unique aventure en solo parue dans Mysterious Suspense # 1, des « malfaisants » corrompus tentent de traîner Vic Sage dans la boue et de le briser en lançant une odieuse campagne médiatique contre lui. Le journaliste reste droit dans ses bottes et ne se laisse pas corrompre ni briser.

L’un de ses soutiens les plus fiables clame aux caméras et autres journalistes :

« Nos exigences sont très élevées ! Je ne tolère aucune impureté dans les médicaments ingérés par les patients, Vic n’admet pas que l’on dénature les opinions qu’il veut instiller dans l’esprit de ses auditeurs ! Je défends mes produits grâce à la science et à la recherche. Vic défend ses propos grâce à la raison et à la logique ! Comme mes médicaments, ses propos sont là pour soigner… pas pour être agréables à entendre ou à avaler ! (…) Si vous rejetez délibérément la qualité et la vérité, vous acceptez la médiocrité et le mensonge ! »

Oui : Steve Ditko « assène » sa philosophie sans aucun ménagement et le dessinateur et scénariste devait être aussi « raide » et peu commode que son « héros d’action » !

Le contexte des sixties est propice à un examen de l'évolution des médias et de leurs rapports aux politiques et à l'opinion publique. Ces comics sont conçus à un moment charnière dans l'histoire des médias.

Au moment de créer les Watchmen dans les années 1980, Alan Moore et Dave Gibbons se rappelleront des « héros d’action » de Ditko et à défaut de pouvoir les utiliser pour leur projet (depuis DC Comics a récupéré et les droits et les personnages), ils en livreront des « décalques » pour le moins évidentes. L’emblématique Rorschach est une version à peine déguisée de The Question. Le Hibou est une version à plumes du Blue Beetle avec qui il partage un goût certain pour les gadgets. Le Docteur Manhattan et ses pouvoirs au moins aussi colossaux que ses questions existentielles peut faire songer au Captain Atom…

Ces éphémères et peu connus « héros d’action » portent en eux l’A.D.N. du comic book de Moore et Gibbons qui va précipiter le médium comic dans son « âge de raison ».

De même au détour des pages de ce recueil, le lecteur peut rencontrer nombre d’éléments narratifs ou graphiques maintes fois repris par d’autres créateurs.

Difficile de ne pas songer à The Dark Knight Returns de Frank Miller et à ces petits flashs d’informations télévisés qui viennent ponctuer le récit lorsque l’on lit les comics de Ditko. De manière assez pessimiste, le dessinateur et scénariste met en effet en scène les réactions de l’opinion public ô combien malléable et influençable.

Plus tard, Frank Miller mettra en scène The Question dans la suite des aventures du Dark Knight.

S’il est très novateur de dépeindre les conséquences et la perception des actions de ces héros bariolés à la fin des années 1960, c’est devenu un gimmick tant dans les comics papier qu’au cinéma (voir pour cela les Batman de Christopher Nolan qui reposent grandement sur l’idée).

D’ailleurs, il n’échappera à personne que le motto-mantra de Spider-Man est « à grands pouvoirs, grande responsabilité » et que Ditko a co-créé l’arachnide humain avec Stan Lee.

L’ouvrage est riche et passionnant vous l’aurez compris.

Il a une grande valeur historique tant du point de vue des comics que de l’évolution des idées et de la société saisie par le biais du prisme de la culture populaire.

Il est également assez stupéfiant dans sa manière naïve et brutale de présenter la philosophie de l’auteur sans détour.

Alors lecteurs curieux et archéologues de la culture pop, jetez donc un œil à ce beau recueil de bandes-dessinées !