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mercredi 6 mai 2026

Albin - Par Martin Harnicek - Monts Métallifères - 2026

 


L’histoire d’Albin commence par celle de ses parents, ou plutôt d’un idéal que formulent ces derniers. Vivant dans une dictature totalitaire dirigée par le Comité de dévitalisation, le Prédicateur, géniteur d’Albin, décide avec sa femme de braver l’interdit : avoir un enfant qui, espèrent-ils tous deux, devrait être celui qui libèrera la société du joug du terrible Comité.

Très vite après sa naissance, les espoirs du couple sont réduits à néant : Albin montre d’inquiétants signes de cruauté, d’abord avec les animaux qu’il torture de façon très sauvage avant de mettre fin à leur vie. Il faut se rendre à l’évidence : l’enfant n’est pas un sauveur de l’humanité, mais un horrible monstre pétri de haine et de violence.

Alors que les parents se morfondent et se disent qu’ils ont engendré la pire des créatures, le Comité, de son coté, remarque le jeune garçon, ravi de voir en lui un futur cadre qui devrait faire parfaitement l’affaire pour intégrer le petit groupe d’hommes qui dirigent le territoire. D’autant plus qu’Albin et doué dans tout ce qu’il entreprend de violent et qu’il est affublé d’un visage fin et d’une beauté hors-norme. Cette qualité intéresse tout particulièrement les cadres du parti où seules les relations sexuelles entre hommes sont autorisées parce qu’elles n’engendrent aucune naissance supplémentaire.

Albin gravit les échelons les uns après les autres, soit en montrant ses prouesses imaginatives pour trouver de nouveaux moyens de dévitaliser ceux qui ont atteint l’âge légal pour cesser de vivre, soit en écrasant ses adversaires au sein du parti, usant de ses charmes pour séduire les hiérarques juste au-dessus qu’ils éliminent les uns après les autres ses concurrents directs aux postes qu’il convoite.

Mais dans ces sociétés aussi hiérarchisées, bien souvent ceux qui sont trop carriéristes font peur et deviennent les cibles de ceux qui se sentent menacés. D’un autre côté, la société menace aussi de se soulever contre ceux qui les oppriment. Deux dangers pour Albin… mais est-on toujours sûrs de ceux qu’on installe à la place des dictateurs que l’on fait tomber ?

Cette dystopie écrite en 1974 dans une Tchécoslovaquie communiste ne peut que rappeler le système politique mis en place à l’époque dans le pays. Elle rappelle le fameux 1984 d’Orwell, en plus trash et plus sombre. Aucun espoir, aucune échappatoire ne sont proposés par l’auteur. Même quand les choses semblent s’être dénouées dans les scènes finales, c’est pour mieux retomber dans un cauchemar qu’on nous laisser entrevoir.

Le livre interroge également l’ambition et questionne sur l’être humain et jusqu’où il est capable d’aller pour satisfaire sa soif de pouvoir et de contrôle. Il pose aussi la question de l’acceptation, des effets de la propagande sur les consciences. Cruel, l’anti-héros qu’est Albin dérange par la violence qu’il est capable de produire, même contre ses proches. Un livre dérangeant qui s’inscrit dans son temps et qui, aujourd’hui, interroge tant il peut être compliqué à lire.

 

 

 

mercredi 4 février 2026

Images qui bougent vs papier : les Sentinelles contre la Brigade Chimérique !


  

A ma droite, une série Canal + mettant en scène des super-héros français de la Grande Guerre. A ma gauche, une bande dessinée regroupant des super-héros européens oubliés du premier vingtième siècle. Des Sentinelles ou de la Brigade chimérique qui va l'emporter dans cette lutte sans merci ? 

Les Sentinelles (série télévisée Canal +), Thierry Poiraud et Edouard Salier, France, 2025.

D’après Xavier Dorison (scénario) et Enrique Breccia, Les Sentinelles (4 tomes), Delcourt, Paris, 2009-2014.

Les créateurs et réalisateurs de la série de Canal + sont très clairs : leur adaptation de la bande dessinée de Dorison et du dessinateur argentin Breccia est très libre et s’éloigne beaucoup du récit et du ton des quatre albums parus chez Delcourt entre 2009 et 2014. Cette série a connu un certain succès en librairie ce qui peut expliquer son adaptation sous forme d’une série en huit épisodes.


L’idée de Dorison était de créer des super-héros français et européens opérant sur les champs de bataille de la Grande Guerre. Le scénariste n’en a pas fait un secret, il avait en tête les comics américains en donnant vie à Taillefer, Djibouti ou Pégase. Au fil des tomes, le travail collaboratif avec Breccia s’harmonise et les planches sont mieux découpées, la narration est plus fluide. Le postulat est simple : et si durant la Première Guerre Mondiale des « super-soldats » améliorés par la science avaient pris part aux combats sur le Front Occidental ou dans les Dardanelles ? Le récit oscille entre steampunk, rétro-science-fiction et bande-dessinée guerrière. Le scénario n’évacue pas complètement la vraisemblance historique et montre l’utilisation des gaz de combat ou questionne les décisions de l’état-major qui cherche par moment une victoire à tout prix. L'ensemble convainc son lectorat. 

De cette bande-dessinée rétrofuturiste, les créateurs de la série Canal + ne conservent que les noms des personnages et le postulat de départ. Le héros, Gabriel Féraud, n’est plus un inventeur antimilitariste mutilé par la guerre qui crée sa propre panoplie de super-héros (qui a dit Peter Parker ?). Il est un simple Poilu fauché par un obus à qui un officier énigmatique propose un marché non moins énigmatique. L’esthétique un peu folklorique et artisanale conçue par Breccia pour les armures des héros est abandonnée au profit de designs plus léchés, plus industriels et plus comic-booky. En adaptant cette histoire de super-soldats, les équipes créatives de Canal + entendent rivaliser avec les productions Marvel Studios et accentuent l’aspect comic-booky de l’ensemble. Photographies, costumes, scénario... Tout fait penser à un produit américain. Faut-il y voir une trahison ? Point du tout parce qu’en interview, Dorison citait volontiers Spider-Man comme influence et source d’inspiration pour la création de l’antagoniste des Sentinelles, l’Übermensch allemand.

 

L’adaptation est-elle une franche réussite ? Nous avons pu lire ça et là que la série Canal + cherchait à mixer trop de genres à la fois : super-héros, guerre, espionnage, drame… Ce n’est pas entièrement faux. Même si les scénaristes et réalisateurs se targuent d’avoir produit une série plus ambitieuse que la bande-dessinée dont elle s’inspire en multipliant les sous-intrigues impliquant des espions à la solde des Allemands, l’enquête journalistique de la femme du héros ou de sombres menées dans les bas-fonds parisiens. En multipliant les sous-intrigues, l’adaptation dénature un peu le récit et s’écarte du front et des champs de bataille qui sont peu montrés à l’écran. Exit aussi l'arrière-plan historique ou les considérations sur le sacrifice des troupes par l'état-major. Ce que les créatifs de Canal + n’admettent pas c’est que d’un point de vue budgétaire, il est beaucoup plus raisonnable de donner à voir aux spectateurs des décors de laboratoires, de cabarets ou de cantonnements militaires que de vastes champs de batailles avec des débauches d’effets pyrotechniques… Sans être une série au rabais, Les Sentinelles n’est qu’une série d’action à la manière des comics américains. Les sous-intrigues et rebondissements sont assez prévisibles et diluent malheureusement le récit plus qu'ils ne lui donnent corps. A côté de cela... Le grand méchant Übermensch troque son scaphandre de plongée pour une panoplie de Dark Vador façon Grande Guerre, respiration asthmatique comprise… Hum! Il manque quelque originalité et exubérance à cet honnête produit trop calibré pour être honnête. Ce qui ne la rend pas désagréable à suivre pour autant !

Serge Lehman (dir.), Chasseurs de chimères : l’âge d’or de la science-fiction française, Omnibus, Paris, 2006.

Serge Lehman & Fabrice Colin (scénario) et Guess (dessin), La Brigade chimérique-L’intégrale, L’Atalante, Paris, 2012 (rééd. 2015).

Serge Lehman (scénario) et Stéphane de Caneva (dessin), La Brigade chimérique-Ultime Renaissance, Delcourt, Paris, 2022.

L’ambition des équipes de Canal + s’acharnant à donner à la culture populaire française des super-héros combattant durant la Grande Guerre nous évoque l’ambition de Serge Lehman avec sa « Brigade chimérique ». L’auteur français exhume, assemble et préface en 2006 une anthologie de récits de science-fiction français datés de 1887 à 1953. Tel un archéologue littéraire, Lehman redécouvre des auteurs et des œuvres complètement oubliés et occultés par l’irruption des grands auteurs américains après 1945. Jean de la Hire, Octave Béliard, Maurice Renard... Des récits de rencontres extraterrestres, du space opera, du voyage temporel, des guerres interstellaires… Il est étonnant et surprenant de redécouvrir ce continent oublié de la littérature française sous les auspices de Serge Lehman.

Au moment même où Dorison et Breccia donnent vie à leurs Sentinelles, Lehman ramène à la vie et se réapproprie des héros oubliés de la littérature populaire française du premier vingtième siècle. A la manière d’Alan Moore avec sa « Ligue des Gentlemen Extraordinaires », Serge Lehman conçoit une Brigade chimérique qui compte en ses rangs des super-héros oubliés. La création de l’écrivain français a un but : montrer et expliquer la disparition de ces héros français et de la science-fiction française en imaginant une grande fresque fantastique dans laquelle les petits héros populaires croisent de grands héros issus de la littérature plus « sérieuse », du cinéma ou de l’Histoire.

Le résultat est bluffant et l’ambition de Lehman est cyclopéenne et admirable. La Brigade chimérique prend pour cadre l’Europe de la fin de la Grande Guerre à la fin des années 1930. Les fascistes et bolcheviques y apparaissent mais l’auteur s’amuse à distordre l’Histoire. Le Docteur Mabuse est un génie du Mal qui manipule les foules fiévreuses et permet à  Adolf Hitler d’asseoir son contrôle des masses. Marie Curie, « reine du radium », est une vraie héroïne de pulps. Parmi les héros redécouverts, citons le Nyctalope crée par Jean de la Hire, aventurier-explorateur-détective-espion et mélange savant de Fantômas et d’Arsène Lupin. La série est une franche réussite. La bande dessinée fourmille de références à Kafka, à Edgar P. Jacob, à H.-G. Wells. Au jeu des références et de la création de liens entre les diverses fictions utilisées, Lehman n’a rien à envier à Alan Moore. Le passage de flambeau des héros de la « super-science » aux super-héros américains dans les dernières pages est une belle trouvaille… Les dessins de Guess font parfois songer à Mike Mignola, ce qui est plutôt une excellente idée ! Nous n'en écrirons pas davantage pour laisser au lecteur le soin de découvrir ces héros oubliés !

 

L’univers de l’Hypermonde crée dans La Brigade Chimérique est prolongé par quelques « séries dérivées ». En 2022, Serge Lehman donne une suite aux aventures de la Brigade en imaginant leur réapparition dans le Paris contemporain. Les références fusent une fois encore et le scénario tisse de nouveaux liens avec l’histoire des super-héros. S’il n’est pas forcément souhaitable de voir l’œuvre de Lehman adaptée en série télévisée, il est plus que recommandable de découvrir ou redécouvrir cette ambitieuse fresque qui redonne à la France ses super-héros oubliés et sa place de pionnière dans la littérature de science-fiction. Dans notre cœur, la Brigade de Lehman l'emporte haut la main sur les Sentinelles de Canal + !!!

dimanche 10 septembre 2023

Otakar Vavra (réalisation) et Ester Krumbachová (scénario), Un marteau pour les sorcières (Kladivo na čarodějnice) Coffret digipack Blu Ray + DVD, Artus films, Alignan du vent, 2023.

Otakar Vavra (réalisation) et Ester Krumbachová (scénario), Un marteau pour les sorcières (Kladivo na čarodějnice) Coffret digipack Blu Ray + DVD, Artus films, Alignan du vent, 2023.


N’attendons pas que quelques réactionnaires machistes, aigris et chauvins appellent à organiser un procès en sorcellerie pour mener au bûcher le casting et le staff responsable du film Barbie pour nous pencher sur une œuvre méconnue du filone « films de chasse aux sorcières ». Oubliez les barbecues de saison et préparez bûchers et poucettes, ça va torturer !!!

Le génial documenteur Häxan : la sorcellerie à travers les âges du danois Benjamin Christensen (1922) ou le récit de folk-horror The VVitch : a New England folktale de Robert Eggers (2015) sont deux œuvres de référence sur le sujet. Au tournant des années 1968-1970, quelques films hauts en couleurs ont marqué les esprits et pupilles des cinéphages : le fabuleux western british The Witchfinder General du regretté Michael Reeves, The Bloody Judge du prolifique Jess Franco ou l’effroyable Hexen bis aufs Blut gequält de Michael Armstrong et Adrian Hoven. Ces trois films ne sont guère avares en tortures, supplices et horreurs diverses. Le métrage du réalisateur Otakar Vavra pourrait paraître bien sage en comparaison de ces films mais il s’agit d’une œuvre qui mérite grandement d’être redécouverte et d'être placée aux côtés des oeuvres de références auparavant citées.

Le cinéaste Tchèque adapte en 1970 un roman éponyme de Václav Kaplický. Le récit se concentre sur les procès de sorcellerie conduits par Jindřich František Boblig von Edelstadt en 1670, en Moravie.

« Moravie, 1670. Pour avoir dérobé une hostie, croyant soigner sa vache ne donnant plus de lait, une vieille femme se fait accuser de sorcellerie. Le seigneur du pays fait alors venir un tribunal de l’Inquisition pour la juger. L’inquisiteur, Boblig von Edelstadt, s’appuie sur le célèbre manuel Malleus Maleficarum pour mener les interrogatoires. Mais, très vite, les tortures vont succéder aux dénonciations, et les bûchers vont s’allumer, toujours plus nombreux… »

Le titre renvoie au Malleus Maleficarum, le traité signé par Heinrich Kramer Institoris et Jakob Sprenger, best-seller de la chasse aux sorcières de multiples fois réédité entre 1487 et 1669 et ce malgré sa mise à l’index par les autorités catholiques. Le film s’ouvre sur la fameuse illustration de Goya el sueño de la razón produce monstruos.  Et c’est bien d’obscurantisme triomphant, de manipulation et de « sommeil de la raison » dont il est question dans ce métrage.

La photographie en noir et blanc du chef opérateur Josef Illik capte de manière impeccable mais implacable la destruction d’une communauté toute entière par l’inquisiteur Boblig. Devant la caméra de Vavra, l’inquisiteur est un rustaud qui n’est pas allé au bout de ses études de droit et travaille dans une taverne lorsqu’on vient le chercher pour traduire en justice les sorcières et sorciers suspectés. Le contraste est saisissant entre cette communauté d’aristocrates ou de bourgeois lettrés et éclairés, amateurs de musique et de belles lettres et cet inquisiteur grossier, avide, intéressé et corrompu. Boblig n’a rien d’un fanatique religieux mais tout de l’arriviste seulement attiré par les biens et les femmes de cette communauté morave qu’il s’emploie à dépouiller impitoyablement.

 
Rien ne peut arrêter l’inquisiteur qui s’acharne sur tous les membres de la communauté visés par des suspicions de sorcellerie : marchands, religieux, légistes… Point de happy-end à espérer, aucune manœuvre et aucun recours ne permettent aux accusés de se débarrasser de celui qui se pose comme l’exécutant de la volonté divine. Deux éléments viennent rythmer et scander la narration de Vavra. Une séquence assez surprenante ouvre le film. La caméra filme des femmes au bain, heureuses, insouciantes, belles. Dès que la procédure d’enquête et de procès pour sorcellerie est lancée et ce, après un « simple » vol d’hostie consacrée, les images filmées en gros plans d’un moine éructant des propos anti-femmes accompagnent la lente explosion de la communauté visée par Boblig. Cupide et envieux, il s’acharne notamment sur l’infortunée Zuzana, ravissante domestique du prêtre Krystof Lautner. Ces images récurrentes, pleines de haine à l'encontre des femmes, sont proprement terrifiantes...


Là où Michael Reeves ou Michael Armstrong s’affranchissent du souci de reconstituer fidèlement la période moderne pour insister, avec une certaine complaisance pour le second, sur les tortures infligées aux femmes, Vavra s’attache à soigner son cadre, ses costumes et sa reconstitution plutôt méticuleuse de l’époque moderne. Ce sont moins les supplices que les conséquences de ceux-ci sur les suppliciés qui intéressent le réalisateur. Quelques séquences de tortures cruelles sont bien présentes, dont une pénible séance de « poucettes », mais Kladivo na čarodějnice est moins un torture porn qu’un drame historique très soigné. Le second élément qui vient scander le film, ce sont ces pieux carbonisés et ces restes de bûchers qui s’alignent au fur et à mesure des exécutions. D'aucuns noteront que la représentation des crémations est certes erronée mais l'effet dramaturgique en est certain. A l’issue du film, Boblig quitte la Moravie le ventre plein, les poches pleines et faute de victimes à juger, torturer, exécuter et spolier…

D’emblée le contexte chronologique (le tournant 1968-1970) et géographique (la Tchécoslovaquie alors derrière le Rideau de Fer) de réalisation appelle une mise en perspective de ce procès à grand spectacle avec les simulacres de procès des totalitarismes communistes ou ceux de la witch hunt du sénateur McCarthy. Otakar Vavra a été forcé de collaborer avec l’occupant nazi puis avec les autorités communistes. Il n’est pas aisé de déterminer s’il fustige dans ce film le camp occidental ou la « justice » communiste. Et ce n’est guère important tant le propos est puissant. Dans son récit, la chasse aux sorcières n’est jamais une histoire de religion ou de conviction mais une persécution motivée par l’avidité et la cupidité. La dimension féminicide du processus inquisitorial est également très appuyée. De ces premières images de femmes heureuses et, d’une certaine manière, libérées à leur funeste destin de femmes torturées et assassinées, il y a quelque chose à remarquer et à relever. Il peut paraître surprenant de voir un cinéaste engagé politiquement dans le communisme prendre parti pour des bourgeois et des ecclésiastiques menacés par un inquisiteur dépeint comme pourfendeur d'une certaine élite éclairée. Cependant, le carton titre pose clairement les choses : le réalisateur est dans le camp de la Raison et des Lumières et non dans celui de l'obscurantisme.

La relecture et mise en scène du récit de ce procès dans le contexte des années 1968-1970 est fascinante de lucidité et de pertinence. Dans un contexte toujours plus dur de poussée des idées conservatrices anti-révolutionnaires et anti-Lumières, le procès en sorcellerie fait au film Barbie au nom d’une lutte contre un « capitalisme consumériste » et un « progressisme hédoniste » adossés tous deux à un « mondialisme triomphant » ne doit pas laisser indifférent. Laisser des Boblig cupides, avides et enragés s’installer comme des vers dans une pomme ne peut conduire qu’à un unhappy end, tout comme dans le film présentement chroniqué…