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dimanche 10 septembre 2023

Otakar Vavra (réalisation) et Ester Krumbachová (scénario), Un marteau pour les sorcières (Kladivo na čarodějnice) Coffret digipack Blu Ray + DVD, Artus films, Alignan du vent, 2023.

Otakar Vavra (réalisation) et Ester Krumbachová (scénario), Un marteau pour les sorcières (Kladivo na čarodějnice) Coffret digipack Blu Ray + DVD, Artus films, Alignan du vent, 2023.


N’attendons pas que quelques réactionnaires machistes, aigris et chauvins appellent à organiser un procès en sorcellerie pour mener au bûcher le casting et le staff responsable du film Barbie pour nous pencher sur une œuvre méconnue du filone « films de chasse aux sorcières ». Oubliez les barbecues de saison et préparez bûchers et poucettes, ça va torturer !!!

Le génial documenteur Häxan : la sorcellerie à travers les âges du danois Benjamin Christensen (1922) ou le récit de folk-horror The VVitch : a New England folktale de Robert Eggers (2015) sont deux œuvres de référence sur le sujet. Au tournant des années 1968-1970, quelques films hauts en couleurs ont marqué les esprits et pupilles des cinéphages : le fabuleux western british The Witchfinder General du regretté Michael Reeves, The Bloody Judge du prolifique Jess Franco ou l’effroyable Hexen bis aufs Blut gequält de Michael Armstrong et Adrian Hoven. Ces trois films ne sont guère avares en tortures, supplices et horreurs diverses. Le métrage du réalisateur Otakar Vavra pourrait paraître bien sage en comparaison de ces films mais il s’agit d’une œuvre qui mérite grandement d’être redécouverte et d'être placée aux côtés des oeuvres de références auparavant citées.

Le cinéaste Tchèque adapte en 1970 un roman éponyme de Václav Kaplický. Le récit se concentre sur les procès de sorcellerie conduits par Jindřich František Boblig von Edelstadt en 1670, en Moravie.

« Moravie, 1670. Pour avoir dérobé une hostie, croyant soigner sa vache ne donnant plus de lait, une vieille femme se fait accuser de sorcellerie. Le seigneur du pays fait alors venir un tribunal de l’Inquisition pour la juger. L’inquisiteur, Boblig von Edelstadt, s’appuie sur le célèbre manuel Malleus Maleficarum pour mener les interrogatoires. Mais, très vite, les tortures vont succéder aux dénonciations, et les bûchers vont s’allumer, toujours plus nombreux… »

Le titre renvoie au Malleus Maleficarum, le traité signé par Heinrich Kramer Institoris et Jakob Sprenger, best-seller de la chasse aux sorcières de multiples fois réédité entre 1487 et 1669 et ce malgré sa mise à l’index par les autorités catholiques. Le film s’ouvre sur la fameuse illustration de Goya el sueño de la razón produce monstruos.  Et c’est bien d’obscurantisme triomphant, de manipulation et de « sommeil de la raison » dont il est question dans ce métrage.

La photographie en noir et blanc du chef opérateur Josef Illik capte de manière impeccable mais implacable la destruction d’une communauté toute entière par l’inquisiteur Boblig. Devant la caméra de Vavra, l’inquisiteur est un rustaud qui n’est pas allé au bout de ses études de droit et travaille dans une taverne lorsqu’on vient le chercher pour traduire en justice les sorcières et sorciers suspectés. Le contraste est saisissant entre cette communauté d’aristocrates ou de bourgeois lettrés et éclairés, amateurs de musique et de belles lettres et cet inquisiteur grossier, avide, intéressé et corrompu. Boblig n’a rien d’un fanatique religieux mais tout de l’arriviste seulement attiré par les biens et les femmes de cette communauté morave qu’il s’emploie à dépouiller impitoyablement.

 
Rien ne peut arrêter l’inquisiteur qui s’acharne sur tous les membres de la communauté visés par des suspicions de sorcellerie : marchands, religieux, légistes… Point de happy-end à espérer, aucune manœuvre et aucun recours ne permettent aux accusés de se débarrasser de celui qui se pose comme l’exécutant de la volonté divine. Deux éléments viennent rythmer et scander la narration de Vavra. Une séquence assez surprenante ouvre le film. La caméra filme des femmes au bain, heureuses, insouciantes, belles. Dès que la procédure d’enquête et de procès pour sorcellerie est lancée et ce, après un « simple » vol d’hostie consacrée, les images filmées en gros plans d’un moine éructant des propos anti-femmes accompagnent la lente explosion de la communauté visée par Boblig. Cupide et envieux, il s’acharne notamment sur l’infortunée Zuzana, ravissante domestique du prêtre Krystof Lautner. Ces images récurrentes, pleines de haine à l'encontre des femmes, sont proprement terrifiantes...


Là où Michael Reeves ou Michael Armstrong s’affranchissent du souci de reconstituer fidèlement la période moderne pour insister, avec une certaine complaisance pour le second, sur les tortures infligées aux femmes, Vavra s’attache à soigner son cadre, ses costumes et sa reconstitution plutôt méticuleuse de l’époque moderne. Ce sont moins les supplices que les conséquences de ceux-ci sur les suppliciés qui intéressent le réalisateur. Quelques séquences de tortures cruelles sont bien présentes, dont une pénible séance de « poucettes », mais Kladivo na čarodějnice est moins un torture porn qu’un drame historique très soigné. Le second élément qui vient scander le film, ce sont ces pieux carbonisés et ces restes de bûchers qui s’alignent au fur et à mesure des exécutions. D'aucuns noteront que la représentation des crémations est certes erronée mais l'effet dramaturgique en est certain. A l’issue du film, Boblig quitte la Moravie le ventre plein, les poches pleines et faute de victimes à juger, torturer, exécuter et spolier…

D’emblée le contexte chronologique (le tournant 1968-1970) et géographique (la Tchécoslovaquie alors derrière le Rideau de Fer) de réalisation appelle une mise en perspective de ce procès à grand spectacle avec les simulacres de procès des totalitarismes communistes ou ceux de la witch hunt du sénateur McCarthy. Otakar Vavra a été forcé de collaborer avec l’occupant nazi puis avec les autorités communistes. Il n’est pas aisé de déterminer s’il fustige dans ce film le camp occidental ou la « justice » communiste. Et ce n’est guère important tant le propos est puissant. Dans son récit, la chasse aux sorcières n’est jamais une histoire de religion ou de conviction mais une persécution motivée par l’avidité et la cupidité. La dimension féminicide du processus inquisitorial est également très appuyée. De ces premières images de femmes heureuses et, d’une certaine manière, libérées à leur funeste destin de femmes torturées et assassinées, il y a quelque chose à remarquer et à relever. Il peut paraître surprenant de voir un cinéaste engagé politiquement dans le communisme prendre parti pour des bourgeois et des ecclésiastiques menacés par un inquisiteur dépeint comme pourfendeur d'une certaine élite éclairée. Cependant, le carton titre pose clairement les choses : le réalisateur est dans le camp de la Raison et des Lumières et non dans celui de l'obscurantisme.

La relecture et mise en scène du récit de ce procès dans le contexte des années 1968-1970 est fascinante de lucidité et de pertinence. Dans un contexte toujours plus dur de poussée des idées conservatrices anti-révolutionnaires et anti-Lumières, le procès en sorcellerie fait au film Barbie au nom d’une lutte contre un « capitalisme consumériste » et un « progressisme hédoniste » adossés tous deux à un « mondialisme triomphant » ne doit pas laisser indifférent. Laisser des Boblig cupides, avides et enragés s’installer comme des vers dans une pomme ne peut conduire qu’à un unhappy end, tout comme dans le film présentement chroniqué…

dimanche 25 juin 2023

Joseph Zito (réalisation) et Aron Norris & James Brunner (scénario), Invasion USA, ESC éditions, Paris, 2023.

 

Joseph Zito (réalisation) et Aron Norris & James Brunner (scénario), Invasion USA, ESC éditions, Paris, 2023.

Sam Firstenberg (réalisation) et James Booth (scénario), American Warrior II, The Ecstasy of Films, Saint-Eusoye, 2017.

Rambo II est un monument du cinéma reaganien. 1985 : John Rambo, symbole d’une Amérique régénérée, stéroïdée, superheroïque, invincible et surarmée, s’en va libérer à lui tout les derniers prisonniers américains détenus sur le sol vietnamien. Il en profite pour effacer le souvenir de la défaite et passer à la mitrailleuse toutes ces pourritures communistes qui défient l’hyper-puissance étatsunienne.

Dans l’ombre et le sillage de cette superproduction hollywoodienne, fleurissent dans les années 1985 à 1988 nombre de films d’action mettant en scène les infatiguables et invincibles champions américains en lutte contre le communisme mais aussi les terroristes de tous les bords. Invasion USA est du nombre de ces oeuvrettes et en plus d’être un pur produit des années Reagan, c’est un vestige des productions Cannon et des fous rêves poursuivis par deux cousins israeliens visant la domination du cinéma mondial...

“If you come back in, I'll hit you with so many rights you'll be begging for a left.”

Menahem Golan et Yoram Globus rachètent la compagnie de production Cannon pour un demi-million de dollars en 1979. Ils entendent transformer cette petite maison de production spécialisée dans les films d’horreur ou les films érotiques en une super-maison de production cinématographique. Golan est un vrai dingue de cinéma et Globus un magnat des affaires. Les « Gogo boys » pensent avoir trouver une formule à la « pierre philosophale » pour remplir les caisses de leur maison Cannon : racheter de vieilles franchises en perte de vitesse (les adaptations cinéma de Superman par exemple), embaucher des vieilles stars sur le retour (Charles Bronson…) ou des réalisateurs qui se cherchent un second souffle (Tobe Hooper…) et les inscrire dans des projets cinématographiques vendus à l’international à grands renforts de publicité et de posters aux punchlines marquantes et aux visuels tapageurs !

Mais la formule Cannon si elle utilise du « plomb » ne parvient pas vraiment à tout transformer en or ! L'aventure de Golan et Globus se finit très mal, sur fond de brouille entre cousins et de scandale du Crédit Lyonnais...
Dans les productions Cannon, le spectaculaire explosif un peu cheap quand même va de paire avec une certaine outrance voire un mauvais goût affiché et revendiqué ! Et certains films de la firme dont Invasion USA sont d’extraordinaires documents permettant d’aborder une certaine lecture des années Reagan, de la lutte contre les Rouges voire des menaces émergentes telles que le terrorisme international. D’une manière troublante, ce film d’action bourrin, pensé comme vaisseau pouvant mettre sur orbite la star maison Chuck Norris, peut paraître prémonitoire ou en avance sur son temps dans sa lecture des menaces pesant sur la scène internationale.

“You're beginning to irritate me.”

Une armée de guérilleros extrémistes communistes dirigée par Mikhail Rostov, d’origine soviétique, un vieil ennemi de l'ex-agent de la CIA Matt Hunter, débarque en Floride afin de provoquer le chaos aux États-Unis. Le pays est bientôt secoué par une vague de terrorisme. Hunter se voit confier la mission de localiser et d'éliminer Rostov afin de stopper ces attaques.


Le scénario réduit à l’os par le remontage à la hache imposé par les « Gogo boys » transforme l’actionner de Zito en un comic-book live iconisant à mort le personnage de Matt Hunter et ses ennemis tout autant que lui. Chuck Norris est taiseux, imperturbable, filmé en contre-plongée, surgissant de l’ombre pour massacrer ses ennemis, invincible, infatiguable… C’est un vrai super-héros américain qui vit dans le bayou avec son tatou domestique (sic)…Face à lui, Richard Lynch incarne sans retenue aucune l’infâme Rostov, véritable pourriture communiste qui ravage au lance-roquettes les banlieues états-uniennes et les malls quand il ne glisse pas son arme à feu dans les pantalons de ses victimes (sic)…


Le film surjoue du début à la fin la carte de l’excès et de la surenchère. Norris est aussi inébranlable que Rostov est cruel et dément. Les terroristes de tout poil (communistes sud-américains ou asiatiques, membres de la Rote Armee Fraktion, palestiniens ou arabes à keffieh…) rejouent le D-Day sur les plages de Floride en piétinant bruyamment un malheureux couple de teenagers. Sont détruits un luna-park, une banlieue typique, un mall et tous leurs occupants ou clients. Le film s’achève sur un duel aux lance-roquettes entre Chuck Norris et l’immonde Rostov… 



Joseph Zito avait signé avant ce métrage un épisode assez épicé de la saga des slashers Vendredi 13. Il retrouve ici la mécanique scénaristique massacreuse mais substitue le Chuck Norris triomphant au boogeyman masqué et armé de sa machette. Le spectateur contemporain peut néanmoins s’émouvoir du nombre de victimes et de la violence débridée des super-méchants comme de Chuck le superhéros !

 

Mais où est donc l’intérêt historique des prouesses martiales du grand Chuck ?

L’affiche originale est en elle-même très révélatrice. Au centre de celle-ci, Chuck Norris, le poitrail à l’air, armé de deux uzis (pistolet mitrailleur de facture israélienne) prend la pose. A sa droite et à sa gauche, les cibles visées par les terroristes : le Capitole et les tours du World Trade Center. De part et d’autre de l’inamovible super-Chuck : les militaires de la Garde Nationale veille au grain.


En 1985 dans cette production Cannon, se dessine de manière prophétique (?) le spectre d’une attaque terroriste de grande ampleur qui vise les symboles états-uniens et son mode de vie jugé dégénéré par les gros méchants de l’histoire. A travers le discours sur la mollesse des Américains ainsi que le filmage de la décadence de la Floride (sexe, drogue, prostitution…), s’affirme aussi un certain discours extrémiste et virulent ultra-conservateur.

Menahem Golan dirige lui-même Chuck Norris l’année suivante dans Delta Force. Il s’inspire alors du détournement du vol TWA 847 par l’organisation des Opprimés de la Terre mais imagine et met en images une résolution autrement plus musclée et pétaradante ! Le cinéma d’action des années 1980 peut être lu et ausculté à travers le prisme de la géopolitique. Il regorge de stéréotypes et raccourcis fascinants à analyser.

L'iconique Chuck Norris érigé par la Cannon en star du genre est en lui-même assez emblématique de l’ère Reagan et d’un certain type de productions cinématographiques à forte coloration politique. Le glissement de la menace rouge vers une menace terroriste internationale relève autant de la clairvoyance que de la paranoïa d’une certaine frange de la sphère politique américaine !


L’utilisation et le détournement de certaines images ou séquences de blockbusters du cinéma américain (G.I. Joe par exemple) dans la propagande de groupes terroristes des années 2000 ne doivent pas faire oublier l’importance de la pop-culture comme arme ou vecteur idéologique au temps de la Guerre Froide et au-delà de celle-ci. Top Gun, Delta Force et tous leurs dérivés ont grandement contribué à faire la promotion de la superpuissance américaine dans la seconde moitié de la décennie 80. Le film documentaire britannique Chuck Norris vs Communism met en lumière l’incidence des cassettes vidéos pirates des films de Chuck Norris sur les spectateurs roumains au temps de la Guerre Froide. Une certaine forme de magie du cinéma qui s'exprime avant tout à grands coups de tatane !

Hé ouais Chuck a sans doute joué un plus grand rôle dans la lutte contre le communisme que nombre d’intellectuels et de philosophes…

“Your fight is my fight. You just remember that.” 

Après le beau succès d’Invasion USA au box-office international, les « Gogo boys » proposent au grand Chuck de remettre le couvert. Ils lui proposent le scenario d’Avenging Force. Dans cette suite des aventures de Matt Hunter, le super-Ricain affronte une milice d’Extrême-Droite qui organise des chasses dignes du Comte Zaroff et des attentats sur le sol des Etats-Unis. Bizarrement (?), le grand Norris aux idées très conservatrices affichées n’est pas emballé…


Pas de problème, la Cannon fait les fonds de tiroirs et propulse Michael Duddikoff remplaçant de Chuck Norris. Sam Firstenberg, autre réalisateur maison spécialiste du film de ninjas, emballe cette séquelle retitrée chez nous American warrior II pour surfer sur le succès d’American ninja du même Firstenberg avec le même Duddikoff… Cette séquelle partage avec le film de Zito ses audaces, ses méchants très méchants qui massacrent hommes, femmes et enfants en ricanant, sa cruauté...

Je vous l’accorde : on s’y perd entre tous ces retitrages et recasting ! Où est Chuck bon sang ?!? Et quel est l’intérêt d’une pareille séquelle ?

Hé bien une fois encore, le scénario est étrangement visionnaire dans sa dépiction des idées d’une certaine frange de l’extrême-droite étatsunienne. Le discours virulent du gros méchant Elliott Glastenbury, interprété sans retenue mais avec truculence par John P. Ryan, n’est pas sans faire songer à certains discours de Donald Trump du temps de sa présidence…


“My dear friends, fellow countrymen, Americans, we're living in dangerous times.

They call us paranoid because we love our country, because we want to survive the economic collapse of our land. You know what's coming, don't you? Civil disorder everywhere. Dope-crazed savages.

- Gangs of n*gger rapists! (…)

Snivelling politicians trying to enforce gun control. Commie guerrillas in Central America pointing their guns north, just waiting to cross the Rio Grande, just waiting to terrorise your mama and your children and your neighbourhood and your churches.

First they'll take Mexico. Then what? Then what? More than 20 million Mexicans live in California, Texas and Arizona alone. What happens when they all decide that they too want to join the People's Republic of Mexico? Then what? Then what? Then New Orleans. Yes, New Orleans.

- Chicago. Boston. New York.

- No one will stand for that!

No, no, gentlemen, it is our constitutional right to bear arms. It is our sacred duty to do so as  efficiently as we know how.”

Difficile de ne pas rapprocher ces mots de ceux prononcés par Donald Trump en 2019 lors de l’assez infâme « border wall speech » dans lequel il dépeint les Latinos comme des violeurs et des criminels et les Démocrates comme leurs complices…

“Every day, customs and border patrol agents encounter thousands of illegal immigrants trying to enter our country. We are out of space to hold them, and we have no way to promptly return them back home to their country. (…)

Our southern border is a pipeline for vast quantities of illegal drugs, including meth, heroin, cocaine, and fentanyl. Every week, 300 of our citizens are killed by heroin alone, 90% of which floods across from our southern border. More Americans will die from drugs this year than were killed in the entire Vietnam war. (…)

(…) Democrats in Congress have refused to acknowledge the crisis. And they have refused to provide our brave border agents with the tools they desperately need to protect our families and our nation. (…)

Some have suggested a barrier is immoral. Then why do wealthy politicians build walls, fences, and gates around their homes? They don’t build walls because they hate the people on the outside, but because they love the people on the inside. The only thing that is immoral is the politicians to do nothing and continue to allow more innocent people to be so horribly victimized. (…)

In Maryland, MS-13 gang members who arrived in the United States as unaccompanied minors were arrested and charged last year after viciously stabbing and beating a 16-year-old girl.

Over the last several years, I’ve met with dozens of families whose loved ones were stolen by illegal immigration. I’ve held the hands of the weeping mothers and embraced the grief-stricken fathers. So sad. So terrible. I will never forget the pain in their eyes, the tremble in their voices, and the sadness gripping their souls.

How much more American blood must we shed before Congress does its job?”

Les spin doctors et autres conseillers des présidents s’abreuvent-ils de pop culture et de cinéma d’exploitation ? Les discours de certains extrémistes plongent-ils leurs racines dans une certaine culture populaire ? En tous les cas, la culture populaire se doit d’être scrutée et analysée de près ! L'exemple des productions Cannon pourrait faire penser que la culture populaire est autant témoin et commentateur qu'acteur de l'Histoire... Tous ces films, aussi mauvais ou insipides soient-ils, disent quelque chose sur le contexte géopolitique, politique ou social des années 1980.

Peut-être bien que le film Invasion USA reste dans les mémoires de certains cinéphages français pour les traductions... mémorables et pitoresques de certaines répliques :

« Si tu te pointes encore, tu peux être sûr que tu repars avec la b*te dans un tupperware !»

« Toi tu commences à me baver sur les rouleaux !»

Mais il faut toujours savoir aller au-delà des apparences pitoresques et grotesques du cinéma d'exploitation pour en saisir ce qui fait sa valeur !
Les plus curieux et téméraires iront regarder avec délectation les documentaires Electric Boogaloo: The Wild, Untold Story of Cannon Films et la réponse The Go-Go Boys: The Inside Story of Cannon Films afin d'en apprendre davantage sur Golan, Globus et cette époque qui fleurait bon le bis, la VHS et le nanar...